[CHRONIQUE] Moi Simon 16 ans Homo Sapiens, de Becky Albertalli

Édition Hachette Roman – Becky Albertalli – 15 avril 2015 –  320 pages

SYNOPSIS : Simon Spier, 16 ans, est gay. Personne n’est au courant. Les seuls moments où il est vraiment lui-même, c’est bien à l’abri derrière l’écran de son ordinateur. C’est sur un chat qu’il a « rencontré » Blue. Il ne sait pas grand-chose de lui. Simplement : 1/ Ils fréquentent le même lycée. 2/ Blue est irrésistible. 3/ Il l’apprécie énormément. (Pour être tout à fait honnête, Simon commence même à être un peu accro.)Simon commet alors une erreur monumentale : il oublie de fermer sa session sur l’ordi du lycée. Résultat ? Martin, un de ses camarades de classe, sait désormais que Simon est gay. Soit Simon lui arrange un coup avec sa meilleure amie, soit Marin révèle son secret à la terre entière. Problème réglé ? Pas si sûr…

Bandeau mon avis

Moi, Simon 16 ans Homo Sapiens est un roman que je voulais absolument lire avant la sortie du film « Love Simon » adapté de ce dernier. De plus, j’apprécie particulièrement le genre contemporain Young Adult qui parle de diversité. C’est typiquement ce que j’aurais aimé lire plus jeune.

Simon entretien une correspondance électronique avec un mystérieux garçon prénommé Blue. Un jour, il va malencontreusement oublier de fermer sa session sur l’ordinateur de son lycée, Martin va alors découvrir leurs échanges. En contrepartie de son silence, ce dernier va demander à Simon de lui arranger un coup avec sa meilleure amie, Abby.

« Parce que l’amour, ça ne se dicte pas, ça ne s’impose pas, ça ne se manipule pas. »

Simon et Blue sont deux adolescents sans problèmes. Ils ont chacun une belle bande d’amis, une famille aimante même si celle de Simon est plus présente, et aucuns soucis sur le plan scolaire. Même s’ils n’ont jamais révélés leurs homosexualités par peur de la réaction des autres, ils l’a vivent bien et s’acceptent. Leurs échanges épistolaires, va les faire grandir, mais aussi les aider à s’affirmer et à s’affranchir du qu’en dira-t-on.

« Tu ne trouves pas que tout le monde devrait en passer par le coming-out ? Pourquoi l’hétérosexualité serait-elle la norme ? Chacun devrait déclarer son orientation, quelle qu’elle soit, et ça devrait être aussi gênant pour tout le monde, hétéros, gays, bisexuels ou autres. Je dis ça je dis rien. »

Ce roman est le récit de la découverte, de l’acceptation de soi et de l’acceptation de ce que l’on est par les autres. Il est tangible et terre à terre et reflète en toute simplicité le parcours de deux adolescents en quête d’eux-mêmes. Il ne se veut ni dramatique, ni larmoyant, il est feel good et respire la vie réel.

« Je suis tout à fait d’accord pour dire que c’est agaçant que l’hétérosexualité (et la blancheur de peau, tant qu’on y est) soit la norme, ou que les seules personnages obligées de s’interroger sur leur identité soient celles qui n’entre pas dans ce moule. »

Même si j’ai grandement apprécié ma lecture, j’ai ressenti une petite frustration en le refermant car pour moi ce ne fut pas le coup de cœur. J’en avais tellement vu que j’espérais l’avoir aussi. Mais je crois que le trop d’avis positifs me l’a fait placer sur un grand pied d’estale d’où la petite déception.

En conclusion : Un roman sincère et vrai qui nous questionne. Il est à mettre entre toutes mains qu’elles soient jeunes ou moins jeunes.

Note : 4/5

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